From Exploration to Games: How Play Builds Language / De l’exploration aux jeux: comment le jeu construit le langage

Play is not about the toys, it is about shared attention, turn taking, and meaning. / Le jeu ne se résume pas aux jouets, il soutient l’attention partagée, l’aller retour, et le sens.

Introduction

Play is a developmental map, not a performance

Play is one of the most honest ways children show us how they are learning to communicate. Before a child can explain what they are thinking, their play often reveals it through what they notice, what they repeat, and whether they invite someone else into the moment. That is why play is not just something fun. It is a real source of information for speech therapists and for families.

This week, we are looking at how play evolves across developmental stages and what that evolution tells us about readiness for new communication skills. From early sensory exploration, to pretend play, to games with rules, each stage supports language in a different way. The goal is not to rush a child into the next stage, but to understand what their current stage is building.

Play as a Window Into Communication Development / Le jeu comme fenêtre sur le développement de la communication

Play as a Window Into Communication Development / Le jeu comme fenêtre sur le développement de la communication

Le jeu est une carte du développement, pas une performance

Le jeu est l’une des façons les plus honnêtes dont les enfants nous montrent comment ils apprennent à communiquer. Avant même qu’un enfant puisse expliquer ce qu’il pense, son jeu le révèle souvent par ce qu’il remarque, ce qu’il répète, et la place qu’il fait à l’autre dans le moment. C’est pourquoi le jeu n’est pas seulement quelque chose d’amusant. C’est une vraie source d’information pour les orthophonistes et pour les familles.

Cette semaine, on s’intéresse à la façon dont le jeu évolue à travers les étapes du développement, et à ce que cette évolution nous dit sur la préparation aux nouvelles habiletés de communication. Du jeu sensoriel, au jeu symbolique, jusqu’aux jeux avec règles, chaque étape soutient le langage d’une façon différente. L’objectif n’est pas de pousser un enfant vers l’étape suivante, mais de comprendre ce que son étape actuelle est en train de construire.

This Week’s Insight / La perspective de la semaine

Play across developmental stages

Play changes as children grow, but the most important shift is not the toys. It is what the child can do with another person while playing. In early infancy, play is often sensory and exploratory. A baby looks, touches, mouths, shakes, and repeats. In speech therapy, these moments matter because they show whether a child can settle, stay with an activity, and begin to share attention with someone else. Those early foundations support later learning long before clear words appear.

As toddlers and preschoolers develop, play becomes more purposeful and social. They begin using objects in familiar ways, copying actions, and eventually pretending. When a child makes a doll eat, drives a car to a garage, or acts out a bedtime routine, they are practicing sequencing, roles, and meaning. Pretend play is a bridge to language because it mirrors how stories and conversation work. One idea leads to the next, and a partner can follow along.

In school age years, play often includes rules, teamwork, and negotiation. Board games, playground games, and sports require children to read cues, take turns, handle fairness, and repair misunderstandings. That is why therapists pay attention to how a child participates in games, not just whether they can talk. Play is a window into attention, connection, and flexible thinking, which are all part of communication. For teens, play may look like humor, shared interests, online gaming, or group activities, but the same question still applies: can they stay connected, read the room, and adjust their message to the moment.

Play Across Ages and Stages in Communication Development / Le jeu à chaque étape du développement de la communication

Play Across Ages and Stages in Communication Development / Le jeu à chaque étape du développement de la communication

Le jeu à travers les étapes du développement

Le jeu évolue avec l’âge, mais le changement le plus important ne concerne pas les jouets. Il concerne ce que l’enfant peut faire avec une autre personne pendant le jeu. Chez le bébé, le jeu est souvent sensoriel et exploratoire. Il regarde, touche, porte à la bouche, secoue, répète. En orthophonie, ces moments sont précieux parce qu’ils montrent si l’enfant peut se poser, rester avec une activité, et commencer à partager son attention avec quelqu’un. Ces bases soutiennent les apprentissages plus tard, bien avant l’arrivée de mots clairs.

Chez le tout petit et le préscolaire, le jeu devient plus intentionnel et plus social. L’enfant commence à utiliser les objets de façon familière, à imiter des actions, puis à faire semblant. Faire manger une poupée, conduire une voiture vers un garage, rejouer la routine du dodo, ce sont des façons de pratiquer l’ordre des actions, les rôles, et le sens. Le jeu symbolique fait le lien avec le langage parce qu’il ressemble à la conversation et aux histoires. Une idée mène à une autre, et un partenaire peut suivre.

À l’âge scolaire, le jeu implique souvent des règles, de la coopération, et de la négociation. Les jeux de société, les jeux de cour, et les sports demandent de lire les indices sociaux, d’attendre son tour, de gérer l’équité, et de réparer les malentendus. C’est pourquoi les orthophonistes observent comment l’enfant participe à un jeu, pas seulement s’il parle. Le jeu offre une fenêtre sur l’attention, la connexion, et la flexibilité, qui font toutes partie de la communication. Pour les ados, le jeu peut prendre la forme d’humour, d’intérêts partagés, de jeux en ligne, ou d’activités de groupe, mais la question reste la même: peuvent-ils rester connectés, comprendre le contexte, et ajuster leur message à la situation.

The Why Behind the Work / Le pourquoi derrière notre approche

Why therapists match play level before targeting words

When speech therapists focus on a child’s current play level, it is because play shows what the brain is ready to learn next. Words do not develop in isolation. A child first needs the ability to stay with an activity, notice what another person is doing, and share attention on the same thing. Those building blocks often show up during simple play, like exploring a toy, copying an action, or taking turns with a familiar routine. If those foundations are still emerging, pushing for more words can feel frustrating for everyone.

Matching play level means we start where the child is successful and connected. If a toddler is mostly exploring and repeating actions, therapy may build interaction within that stage, such as copying each other, waiting briefly, or trading a toy back and forth. If a preschooler is beginning pretend play, therapy may expand ideas, sequences, and roles within that pretend theme, because that is where language naturally grows. The goal is not to keep play simple, it is to make learning feel possible.

This approach also helps therapy goals transfer into real life. When goals fit a child’s play stage, families can practice them during everyday moments without turning home into a lesson. Over time, stronger play skills support more flexible interaction, longer back and forth exchanges, and clearer language. That is why therapists often build the play first, because the words have a stronger place to land.

Why Speech Therapists Follow a Child’s Play Before Building Words / Pourquoi l’orthophoniste suit le jeu avant de viser les mots

Why Speech Therapists Follow a Child’s Play Before Building Words / Pourquoi l’orthophoniste suit le jeu avant de viser les mots

Pourquoi les orthophonistes s’ajustent au niveau de jeu avant de viser les mots

Quand un orthophoniste s’appuie sur le niveau de jeu actuel d’un enfant, c’est parce que le jeu montre ce que le cerveau est prêt à apprendre ensuite. Les mots ne se développent pas isolément. L’enfant a d’abord besoin de pouvoir rester avec une activité, remarquer ce qu’une autre personne fait, et partager son attention sur la même chose. Ces bases apparaissent souvent dans le jeu simple, comme explorer un objet, imiter une action, ou faire un aller retour dans une routine. Si ces fondations sont encore en construction, demander plus de mots peut devenir frustrant pour tout le monde.

S’ajuster au niveau de jeu veut dire commencer là où l’enfant se sent compétent et connecté. Si un tout petit est surtout dans l’exploration et la répétition, la thérapie peut développer l’interaction à ce stade, par exemple s’imiter, attendre un court instant, ou échanger un jouet. Si un enfant d’âge préscolaire commence le jeu symbolique, la thérapie peut enrichir les idées, l’ordre des actions, et les rôles dans ce thème de jeu, parce que c’est là que le langage prend naturellement de l’ampleur. L’objectif n’est pas de garder le jeu simple, c’est de rendre l’apprentissage accessible.

Cette approche aide aussi les objectifs à se transférer dans la vie quotidienne. Quand les objectifs correspondent au stade de jeu de l’enfant, la famille peut les soutenir dans les routines de tous les jours sans transformer la maison en classe. Avec le temps, des habiletés de jeu plus solides soutiennent une interaction plus flexible, des échanges plus longs, et un langage plus clair. C’est pourquoi les orthophonistes construisent souvent le jeu d’abord, parce que les mots ont alors un meilleur point d’ancrage.

Try This at Home / À essayer à la maison

One activity, three ages: Same game, different targets

A simple everyday routine that works across ages is “Build a tiny world” using anything you already have, blocks, small toys, cups, cars, animals, or even paper and markers. The purpose is not to build something impressive. It is to create an easy back and forth where your child gets many chances to take a turn, hear useful words, and share an idea with you. Your job is to slow the pace slightly and leave space for your child to lead at least half the time.

For toddlers, keep it repetitive and predictable. You can copy their actions and add just one word at a time, up, in, again, open, mine, your turn. Wait with a friendly look before you help, so your child has a reason to gesture, look at you, or make a sound to keep it going. For preschoolers, add simple choices and short phrases that match what they are doing, big tower or small tower, the car goes under, the dinosaur is sleeping. Try to model, not quiz, so it still feels like play.

For school age children, the same setup becomes a storytelling game. Build a quick scene together, then take turns adding one detail to the story, who is there, what happened first, what problem shows up, how it ends. If your child likes rules, you can add a gentle structure like “each person adds one sentence,” or “we need a beginning, a middle, and an end.” Keep it light, follow their interests, and remember that the best practice happens when your child feels successful and connected, not corrected.

Build a Tiny World to Support Turn Taking and Language at Home / Créer un petit monde pour soutenir l’alternance et le langage à la maison

Build a Tiny World to Support Turn Taking and Language at Home / Créer un petit monde pour soutenir l’alternance et le langage à la maison

Une activité, trois âges: Même jeu, objectifs différents

Une routine simple qui fonctionne à plusieurs âges est de “Créer un petit monde” avec ce que vous avez déjà, blocs, petites figurines, tasses, voitures, animaux, ou même papier et crayons. L’objectif n’est pas de construire quelque chose de parfait. L’objectif est de créer un aller retour facile où votre enfant a plusieurs occasions de prendre un tour, d’entendre des mots utiles, et de partager une idée avec vous. Votre rôle est de ralentir légèrement et de laisser votre enfant guider au moins la moitié du temps.

Avec un tout petit, gardez le jeu répétitif et prévisible. Vous pouvez imiter ses actions et ajouter un seul mot à la fois, en haut, dans, encore, ouvre, à moi, ton tour. Attendez avec un regard chaleureux avant d’aider, pour que l’enfant ait une raison de vous montrer, de vous regarder, ou de faire un son pour continuer. Avec un enfant d’âge préscolaire, ajoutez des choix simples et de petites phrases qui collent à ce qu’il fait, grande tour ou petite tour, la voiture passe dessous, le dinosaure dort. On cherche à montrer, pas à questionner, pour que ça reste du jeu.

Avec un enfant d’âge scolaire, le même matériel devient un jeu d’histoire. Construisez une scène rapidement, puis prenez chacun votre tour pour ajouter un détail, qui est là, qu’est ce qui se passe d’abord, quel problème arrive, comment ça se termine. Si votre enfant aime les règles, vous pouvez ajouter une structure légère comme “chacun ajoute une phrase,” ou “il faut un début, un milieu, et une fin.” Gardez ça léger, suivez ses intérêts, et rappelez-vous que la meilleure pratique arrive quand l’enfant se sent compétent et en lien, pas corrigé.

A Question We Often Hear / Une question fréquente

My child plays differently than other kids, should I worry

It is very common for children to play differently from one another. Some children love cars and tracks, others prefer pretend kitchens, puzzles, animals, or buildings. Toy preference alone is rarely the main concern. In speech therapy, we pay more attention to how a child is using play to connect, because that tells us more about communication than what they choose.

When therapists look for signs that a child is on track, we watch for engagement and flexibility. Does your child look at you or notice what you are doing, even briefly? Can they accept a small change, like a different piece or a new idea, without falling apart. Do they copy actions sometimes, or try to get you to join in? These are simple ways to observe shared attention and back and forth interaction. Those skills can show up with any toy, and they can be supported in many everyday routines.

If you are unsure, a helpful mindset is to ask, is my child mostly connected and able to shift with support, or do they seem consistently stuck and hard to join. Every child has preferences and phases. What matters is the pattern over time and across settings. If you are noticing persistent difficulty with engagement, imitation, or flexibility, it can be worth getting guidance so you feel clear and supported rather than guessing.

My Child Plays Differently What Speech Therapists Look For / Mon enfant joue différemment: ce que l’orthophoniste observe

My Child Plays Differently What Speech Therapists Look For / Mon enfant joue différemment: ce que l’orthophoniste observe

Mon enfant joue différemment des autres, est ce que je devrais m’inquiéter

C’est très fréquent que les enfants ne jouent pas tous de la même façon. Certains adorent les voitures et les pistes, d’autres préfèrent la cuisine, les casse-têtes, les animaux, ou les constructions. Le choix des jouets, à lui seul, est rarement le point principal. En orthophonie, on s’intéresse surtout à la façon dont le jeu sert à créer un lien, parce que cela en dit plus sur la communication que l’objet choisi.

Quand on cherche des signes rassurants, on observe l’engagement et la flexibilité. Est-ce que votre enfant vous regarde ou remarque ce que vous faites, même brièvement. Est ce qu’il tolère un petit changement, comme une pièce différente ou une nouvelle idée, sans trop se désorganiser. Est ce qu’il imite parfois une action, ou essaie de vous faire participer. Ce sont des façons simples d’observer l’attention partagée et l’aller retour. Ces habiletés peuvent apparaître avec n’importe quel jouet, et elles peuvent être soutenues dans plusieurs routines du quotidien.

Si vous hésitez, une bonne question à se poser est la suivante: est ce que mon enfant est généralement en lien et capable de s’ajuster avec du soutien, ou est ce qu’il semble souvent bloqué et difficile à rejoindre. Chaque enfant a des préférences et des phases. Ce qui compte, c’est le portrait global dans le temps et dans différents contextes. Si vous observez une difficulté persistante au niveau de l’engagement, de l’imitation, ou de la flexibilité, il peut être utile d’aller chercher un avis pour vous sentir accompagné plutôt que de devoir deviner.

Developmental Lens / Regard développemental

What matters most at each stage of play

At any age, there is a wide range of “typical” play. Instead of focusing on long milestone lists, speech therapists often look for a small set of skills that support communication at each stage. The goal is not perfect play. The goal is connection, meaning the child can stay engaged, share attention, and participate in back and forth with support.

In infancy and toddlerhood, what matters most is staying with an activity and noticing another person in the play. A child might explore, repeat actions, and enjoy simple routines. Those are strong foundations when they include shared looks, smiles, giving, showing, or waiting. In the preschool years, play often becomes more flexible and imaginative. What matters most is whether the child can combine ideas, pretend, and build short sequences with someone else, even if the play is simple or short.

In school age years, play often includes rules, teamwork, and perspective taking. What matters most is the ability to follow the flow, handle small changes, and repair misunderstandings during games and group activities. When we judge progress by what matters most at the child’s stage, it becomes easier to feel grounded, and easier to choose supportive next steps without comparing your child to others.

What Matters Most in Play and Communication at Each Age / Ce qui compte le plus dans le jeu et la communication à chaque âge

What Matters Most in Play and Communication at Each Age / Ce qui compte le plus dans le jeu et la communication à chaque âge

Ce qui compte le plus à chaque étape du jeu

À tout âge, il existe une grande variation dans le jeu “typique”. Plutôt que de se fier à de longues listes de jalons, les orthophonistes observent souvent quelques habiletés clés qui soutiennent la communication à chaque étape. L’objectif n’est pas un jeu parfait. L’objectif est le lien, c'est-à-dire la capacité de rester engagé, de partager l’attention, et de participer à un aller retour avec du soutien.

Chez le bébé et le tout petit, ce qui compte le plus est de rester avec une activité et de remarquer l’autre dans le jeu. L’enfant peut explorer, répéter des actions, et aimer des routines simples. Ce sont de bonnes bases quand on voit aussi des regards partagés, des sourires, le fait de donner, de montrer, ou d’attendre. À l’âge préscolaire, le jeu devient souvent plus flexible et plus imaginatif. Ce qui compte le plus est la capacité de combiner des idées, de faire semblant, et de construire de petites séquences avec quelqu’un, même si le jeu reste simple ou de courte durée.

À l’âge scolaire, le jeu implique souvent des règles, de la collaboration, et la capacité de se mettre à la place de l’autre. Ce qui compte le plus est de suivre le déroulement, de tolérer de petits changements, et de réparer un malentendu pendant un jeu ou une activité de groupe. Quand on mesure les progrès selon ce qui compte le plus à l’étape de l’enfant, on se sent plus ancré, et il devient plus facile de choisir des prochaines étapes aidantes sans tomber dans la comparaison.

Communication in Real Life / Communication dans la vraie vie

Play lives inside the routine

In real life, play is often not a separate activity. It is woven into routines like getting dressed, walking to daycare, waiting for the metro, or settling in after school. These moments matter because they naturally create small, repeatable opportunities for communication. The routine gives the structure, and play adds the motivation. That combination is one reason therapists pay attention to everyday contexts, not only what happens in a therapy room.

Across ages, the same Montreal moments create different kinds of play. A toddler at the park may repeat the same slide routine again and again, which is a perfect time for turn taking, anticipation, and simple shared words. A preschooler might turn that same space into a story, the slide becomes a mountain, the bench becomes a store, the snow becomes a “recipe.” A school age child may gravitate to games with rules, teams, and negotiation, which is where communication skills like explaining, compromising, and repairing misunderstandings get practiced without anyone calling it practice.

If you want to support communication without pressure, look for tiny openings in routines. A pause before opening the snack, a playful obstacle course on the way to the bath, a quick pretend “restaurant” during dinner prep. The goal is not to create more activities. The goal is to notice the play that is already there and use it to create a little more connection, a little more back and forth, and a little more shared meaning.

Everyday Routines That Build Communication Through Play / Des routines du quotidien qui soutiennent la communication par le jeu

Everyday Routines That Build Communication Through Play / Des routines du quotidien qui soutiennent la communication par le jeu

Le jeu se glisse dans la routine

Dans la vraie vie, le jeu n’est pas toujours une activité à part. Il se glisse dans la routine, s'habille, marche vers la garderie, attend le métro, se dépose après l’école. Ces moments comptent parce qu’ils créent naturellement de petites occasions répétées de communiquer. La routine apporte la structure, et le jeu apporte la motivation. C’est une des raisons pour lesquelles les orthophonistes s’intéressent au quotidien, pas seulement à ce qui se passe en rencontre.

À différents âges, les mêmes moments montréalais amènent des formes de jeu différentes. Un tout petit parc peut répéter la même routine de glissade encore et encore, ce qui soutient très bien l’alternance, l’anticipation, et les premiers échanges. Un enfant d’âge préscolaire peut transformer ce même lieu en histoire, la glissade devient une montagne, le banc devient un magasin, la neige devient une “recette.” Un enfant d’âge scolaire peut chercher davantage des jeux avec des règles, des équipes, et de la négociation, là où des habiletés comme expliquer, faire des compromis, et réparer un malentendu se pratiquent sans qu’on appelle ça des “exercices.”

Si vous voulez soutenir la communication sans pression, cherchez de petites ouvertures dans les routines. Une pause avant d’ouvrir la collation, un mini parcours rigolo avant le bain, un jeu de “restaurant” pendant la préparation du souper. Le but n’est pas d’ajouter des activités. Le but est de remarquer le jeu qui est déjà là et de l’utiliser pour créer un peu plus de lien, un peu plus d’aller retour, et un peu plus de sens partagé.

Conclusion

Small shifts in play create big shifts in communication

If there is one message to take from this issue, it is that play is not measured by how advanced it looks. It is measured by how much connection, flexibility, and shared meaning it creates. When we follow a child’s play level and add just a little more interaction, we often make communication easier, more natural, and more successful. As you move through your week, notice where play is already happening, during routines, transitions, and small moments that repeat. Those are often the best places to support language without pressure. And if you ever find yourself comparing your child to others, come back to a gentler question: are we connecting more over time. That is where progress lives.

Small Moments of Play That Strengthen Communication Over Time / De petits moments qui renforcent la communication avec le temps

Small Moments of Play That Strengthen Communication Over Time / De petits moments qui renforcent la communication avec le temps

De petits ajustements dans le jeu peuvent changer la communication

S’il y a un message à retenir, c’est que le jeu ne se mesure pas par son apparence avancée. Il se mesure par la quantité de liens, de flexibilité, et de sens partagé qu’il crée. Quand on suit le niveau de jeu d’un enfant et qu’on y ajoute un peu plus d’interaction, la communication devient souvent plus facile, plus naturelle, et plus réussie. Au fil de la semaine, observez où le jeu est déjà présent, dans les routines, les transitions, et les petits moments qui se répètent. Ce sont souvent les meilleurs endroits pour soutenir le langage sans pression. Et si vous vous surprenez à comparer votre enfant aux autres, revenez à une question plus douce: est ce qu’on se rejoint un peu plus avec le temps. C’est là que le progrès se construit.